
Premier club professionnel français, et encore rare parmi le contingent national, à être devenu propriétaire de son propre stade, l’Olympique Lyonnais en assure depuis l’exploitation pleine et entière, au bénéfice d’abord de l’équipe de foot de Paulo Fonseca, et régulièrement dédié au calendrier culturel et sportif de la région en fonction des événements saisonniers.
Précurseur, cet OL alors gouverné par Aulas. Avoir son propre stade est aujourd’hui l’un des meilleurs leviers de croissance des clubs, pour notamment compenser le fléchissement des droits des diffuseurs et des partenaires commerciaux. Lyon pourrait toutefois espérer plus de son écrin, s’il parvenait à le remplir à plus qu’il ne le fait actuellement, à plus ou moins 85% de sa capacité les soirs de match à domicile.
À la recherche du plus juste équilibre
Cela permettrait alors au club de dépasser le seuil des 2 millions d’euros de revenus générés par rencontre (1,9 M€ actuellement), d’après les chiffres de l’UEFA dans son panorama du football. L’Olympique Lyonnais est le trentième club le plus performant en Europe sur ce critère. Ou alors devrait-il, mais au risque, sûrement, de justement perdre en spectateurs, augmenter les tarifs car, à 39 euros la dépense moyenne par fan à domicile, il ne pointe que 42e sur le Vieux Continent.
C’est là tout le difficile équilibre à trouver entre la tarification et le taux de remplissage. Tous les clubs n’ont pas les mêmes problèmes, certains, comme le Paris Saint-Germain, ont une demande supérieure à l’offre en capacité d’accueil. Résultat : il a les fans les plus dépensiers du foot européen.