
Le documentaire Netflix consacré au fiasco de Knysna lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, intitulé « Le bus, les Bleus en grève », est sorti ce mercredi. Seize ans après l’épisode qui a marqué l’histoire du football français, l’ancien sélectionneur Raymond Domenech a réagi violemment sur les réseaux sociaux, prenant ses distances avec le film auquel il avait pourtant accepté de contribuer.
Sur son compte X, Domenech explique avoir livré son journal intime de bord à la production, à condition de disposer d’un droit de regard sur le montage final. Il affirme que cet engagement n’a pas été respecté. Il dénonce un documentaire qu’il juge à charge, partial et sensationnaliste, accusant les réalisateurs d’avoir sélectionné les extraits les plus saillants de ses notes personnelles pour en tirer un récit qu’il ne reconnaît pas comme le sien.
Domenech se sent trahi
« Cela devait être un documentaire de bonne tenue, où chaque version serait présentée équitablement. Ce fut un film totalement à charge et d’une partialité nauséabonde. […] Ce que je voulais être une thérapie est devenu une poubelle haineuse », écrit en autres passages l’ex-sélectionneur des Bleus.
— Raymond Domenech (@RaymondDomenech) May 14, 2026
Domenech pointe également le caractère intime des notes qu’il avait partagées, soulignant qu’un journal de bord rédigé sous pression n’a pas vocation à être diffusé tel quel. Il affirme ne s’être jamais reconnu dans le portrait dressé par le documentaire, et conclut en se désolidarisant totalement du film, qu’il juge contraire à l’éthique journalistique.