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Le football français vit au-dessus de ses moyens. C’est le constat brûlant que livrent régulièrement les acteurs au coeur de la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG), lee gendarme financier pointant chaque saison désormais, les pertes cumulées structurelles, des équipes du football professionnel français, de la Ligue 1 et la Ligue 2.
Avec toutefois des progrès observé depuis la crise de la Covid qui fut particulièrement éprouvante pour les franchises du sport professionnel et celle du ballon rond dans l’Hexagone en particulier. En 2020, les clubs alors à 40 dans le foot pro, cumulaient 685,137 millions d’euros net de pertes. Au dernier bilan publié, que celui de la saison 2023-2024, le déficit commun n’était plus « que » de 269,517 millions, en en baisse de 4% sur un an, mais à l’addition de trente-six clubs (deux de moins par division).
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Six clubs concentrent les 15 plus gros déficits
Six clubs enregistrent les plus grosses pertes historiques de la discipline en France. Dont les quatre plus gros (si l’on juge par des indicateurs de tailles d’agglomérations, de budgets, de capacité de leurs stades…), que sont le Paris SG, l’Olympique de Marseille, l’Olympique Lyonnais et le LOSC Lille.
Avec eux se glissent l’OGC Nice (qui approche aussi les 60 millions d’euros [-59,643 M€] au bilan de 2022) et les Girondins de Bordeaux en 2021, juste avant que Gérard Lopez n’en reprenne la destinée. Dans la liste compilée ci-dessous, certains ont revu leur politique dispendieuse, à commencer par Nice sur volonté de l’actionnaire Ineos qui se concentre plus désormais sur Manchester United en Premier League anglaise. Le PSG aussi, entre progressivement dans le rang, depuis qu’il a changé de stratégie d’équipe sur le terrain, avec moins de stars couteuses et plus de jeunes en devenir.
L’OM et l’OL à contre-courant
Pour les deux Olympique c’est un peu différent. Alors que l’OM réduisait régulièrement ses pertes depuis quelques saisons, la saison 2024 sportivement compliquée marque un recul (des pertes de 31 M€ au 30 juin dernier). Quant à l’Olympique Lyonnais, il est à la gouvernance comme sur le rectangle vert, entre chaleur et gros coups de froid, capable en un mois de janvier de réaliser un mercato historiquement dépensier pour le football français et quelques mois plus tard, d’être repris par le col par la DNCG.
Le football est un sport d’échecs, ou chaque prise de risque apporte son lot de succès ou de défaites. Sur ce point-là, John Textor ne nous contredirait…
Les 15 plus gros déficits de l’histoire du football français
1. Paris SG (2022) = -368,712 M€
2. Paris SG (2021) = -224 286 M€
3. LOSC Lille (2018) = -141,898 M€
4. Paris SG (2020) = -124,204
5. Paris SG (2023) = -109,829 M€
6. Olympique Lyonnais (2021) = -107,462 M€
7. Olympique Lyonnais (2023) = -98,972 M€
8. Olympique de Marseille (2020) = -97,843 M€
9. Olympique de Marseille (2019) = -91,418 M€
10. Olympique de Marseille (2018) = – 78,584 M€
11. Olympique de Marseille (2024) = -76,392 M€
12. Girondins de Bordeaux (2021) = -67,017 M€
13. LOSC Lille (2019) = -66,587 M€
14. OGC Nice (2023) = -64,037 M€
15. Paris SG (2024) = -60,340 M€