
Rarement, et probablement jamais dans son histoire, la Ligue de football professionnel a manqué d’autant de visibilité sur un poste aussi sensible et clé que celui des retombées économiques du (ou des) diffuseurs de son championnat de France de Ligue 1. À part les presque cent millions de Bein Sports pour un match par journée le reste, cette saison 2025-2026, est tiré des bénéfices générés par la nouvelle plateforme Ligue 1+ créée dans l’urgence, cet été.
Alors que la fin de la saison se profile, les décideurs des clubs de l’élite anticipent les retombées à venir. Début février, quelques semaines seulement avant son départ précipité, Pablo Longoria chiffrait à un équivalent de 17 millions d’euros en droits domestiques pour l’OM. Ce dimanche, dans un sujet consacré aux retombées économiques à venir, en cas de relégation en Ligue 2 du FC Nantes, le journal L’Équipe estime à 3 à 4 millions d’euros, selon ce classement actuel de 17e et premier club relégable.
Dix fois moins que le FC Lorient en 2024
C’est évidemment très peu. Ça l’est encore plus quand le chiffre est mis en perspective avec les saisons précédentes. Comme la fin de l’exercice 2024, le dernier officiellement publié par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). Cette année-là, quatre diffuseurs se partageaient l’intégralité des rencontres (Canal+, Bein Sports, Amazon et Free), pour un total de 624 millions d’euros par an. Loin des meilleurs standards du genre en Ligue 1 (presque 730 M€/an sur le cycle 2016-2020).
Et en 2024, donc, le FC Lorient qui a terminé son championnat à la même 17e place que celle qu’occupe présentement le FC Nantes, a gagné 32 millions d’euros en droits TV. Soit plus ou moins dix fois plus que les retombées estimées cette saison. Voilà qui justifie pleinement l’inquiétude des propriétaires du football professionnel français.