
Une dette de 157,640 millions d’euros au 30 juin dernier, à rembourser à des clubs tiers sur des transferts de joueurs, la quatrième plus élevée du football français, derrière des clubs qui génèrent d’avantage de de revenus. Et un cumul qui a gonflé de presque quatre fois en seulement cinq ans. Ainsi présentée, cela pourrait être alarmant pour le Stade Rennais.
Mais ce serait d’abord oublier la force de l’actionnariat du club, propriété de la famille Pinault, que le magazine Forbes classe au 81e rang mondial, avec une fortune estimée à 29,5 milliards de dollars. Mais comme l’actionnaire, aussi puissant soit-il, n’est pas une « vache à lait », mieux vaut surtout retenir que le Stade Rennais compense largement sa dette par ses créances.
Un différentiel positif de presque 32 M€
Et c’est assez rare pour être souligné dans de telles proportions. Des comptes de la saison 2024-2025 publiés par la Direction nationale du contrôle de gestion, il ressort en effet qu’à l’opposé des 157,640 millions d’euros de dette sur mutation de joueurs, le club a 189,437 millions de créances. C’est-à-dire 31,797 millions d’euros de différentiel à son avantage, entre ce qu’il doit encore payer sur des transferts de joueurs à paiement différé et ce qu’il espère, à l’inverse, sur la cession de joueurs. Une grosse dette, oui. Mais ici, contrôlée…