
C’est par un communiqué sobre, publié ce lundi, que l’Olympique de Marseille a officialisé la rupture avec Pablo Longoria. Après six ans passés au service du club phocéen, dont cinq à sa présidence, l’Espagnol quitte le Vélodrome dans des termes convenus, mais non sans une certaine reconnaissance de la part de l’actionnaire Frank McCourt.
Remerciements et respect mutuel
La nouvelle n’était pas une surprise. Longoria avait été écarté de ses fonctions à la fin du mois de février, dans un contexte de crise sportive et de tensions internes au club. Le calendrier des résultats, décevants au regard des ambitions affichées, avait précipité la décision. Mais c’est aussi une accumulation de frictions en coulisses qui a eu raison de la relation entre le dirigeant et sa direction.
Ce lundi, McCourt a toutefois choisi de clore le chapitre publiquement et avec égards. Le club, dit le communiqué, « tient à saluer l’engagement, la passion et le travail accompli » par son ancien président, lui adressant ses vœux pour la suite de sa carrière. De son côté, Longoria a exprimé « sa profonde gratitude envers l’ensemble des collaborateurs, des joueurs et des supporters ». Des formules diplomatiques, mais qui témoignent d’une volonté partagée de tourner la page sans éclat supplémentaire.
Un héritage contrasté pour Pablo Longoria
L’héritage de Pablo Longoria à Marseille reste difficile à résumer d’un seul trait. Arrivé en période post-covid d’abord comme directeur sportif avant de prendre la présidence, il a contribué à stabiliser une institution alors fragilisée. Sur le plan économique, les revenus du club ont progressé, et le Vélodrome a retrouvé une ferveur quasi-permanente, signe d’une dynamique populaire indéniable retrouvée.
Sportivement, en revanche, l’OM n’a remporté aucun trophée majeur sous son mandat. Les ambitions répétées de titre de champion de France ou de parcours européen marquant ne se sont jamais concrétisées, laissant un goût d’inachevé chez des supporters qui avaient pourtant massivement répondu présents.
Sa gestion a également été ternie par des sorties médiatiques maladroites. La plus mémorable reste ses insinuations, en 2025, faisant allusion à des pratiques de corruption au sein des instances du football français. Des propos qui lui ont valu une mise à l’écart dans ses relations avec les institutions nationales, et qui ont contribué à fragiliser son autorité morale à la tête du club.