
L’Olympique Lyonnais est officiellement à vendre, l’OGC Nice et l’AS Monaco le seraient également. L’Olympique de Marseille cherche de nouveaux partenaires minoritaires…
Avec la crise des droits TV, en France, les clubs du football professionnel ont moins le vent en poupe pour les investisseurs du sport, qu’ils soient des entrepreneurs individuels ou des fonds d’investissements. Ceux qui dépendent le moins des diffuseurs et ceux qui désormais accèdent aux coupes européennes où à l’inverse, les primes de participation augmentent, parviennent toutefois à tirer leur épingle du jeu.
Il existe plusieurs méthodes pour mesurer la valorisation des clubs sportifs. A Sportune, nous avons choisi d’appliquer le coefficient multiplicateur du chiffre d’affaires des dix huit formations de la Ligue 1 2025-2026, inspirée des méthodes de cabinet d’expertise du type KPMG dans leurs travaux sur le football européen (voir détails en page suivante).
Lé toute puissance du PSG dénote sur le reste de la Ligue 1
Sans surprise, le Paris Saint-Germain domine très largement l’ensemble du marché français. Sa puissance commerciale, son rayonnement international et la structure de ses revenus en font un actif à part, presque déconnecté du reste de la Ligue 1.
Derrière, pointe l’Olympique de Marseille grâce à son statut de marque historique du football français et l’épaisseur de sa base de fans, malgré une volatilité sportive qui pèse sur sa régularité financière. Le LOSC Lille complète le trio. Le club nordiste s’impose comme la grande révélation économique du moment, porté par une dynamique sportive solide, une rigueur économique exemplaire et une base populaire particulièrement monétisable.
Dans la théorie ici appliquée, l’Olympique Lyonnais complète ce premier bloc de clubs dont la valeur repose autant sur leur capacité à performer sportivement que sur des modèles économiques déjà bien installés. Sauf que la pratique est un peu mise à mal ces dernières saisons depuis le rachat du club par l’homme d’affaire John Textor. Ebranlées, les solides fondations du club, de son centre de formation longtemps parmi les plus performants au monde, à la propriété de son stade, n’en demeurent pas moins des « assets » séduisants pour tout investisseur potentiel.
Le FC Nantes un bastion historique mis à mal par la relégation
L’AS Monaco, le Stade Rennais, le RC Lens ou l’OGC Nice forment derrière un deuxième cercle, plus homogène, où la valorisation dépend davantage de la stabilité et du potentiel de progression que de la puissance immédiate.
Plus bas dans le classement, et moins peut-être pour le RC Strasbourg qui s’appuie sur un projet encore naissant d’investisseurs ambitieux, des clubs comme le Toulouse FC ou le Stade Brestois, présentent des profils très différents mais une même caractéristique : une valeur étroitement liée à leur performance récente et à leur capacité à maintenir un niveau sportif élevé.
Enfin, des clubs comme Angers SCO, Le Havre AC, mais aussi le FC Nantes ou le FC Metz illustrent la partie la plus fragile du modèle économique de cette Ligue 1, devenue trop fortement dépendante des droits audiovisuels et de la continuité sportive.