
La pression se fait de plus en plus forte sur Eirik Horneland, l’entraîneur norvégien de l’AS Saint-Etienne, plus que jamais sur la sellette après le revers de son équipe ce week-end, contre le Stade de Reims rival direct pour l’accession à la Ligue 1.
A l’exemple de L’Equipe, ce mercredi, il est désormais moins question du futur d’Horneland sur le banc des Verts, dont l’aventure pourrait s’achever après 42 matchs (comme le département de Saint-Etienne), que du nom de celui qui lui succèdera. Sont notamment évoqués Franck Haise et Philippe Montanier, car ils ont doublement l’avantage d’être contractuellement libres et d’avoir déjà connu une accession en Ligue 1 : avec le RC Lens pour le premier, le Toulouse FC pour l’autre.
Comme Haise et Montanier, d’autres techniciens sont présentement sans club, en quête d’un nouveau défi sportif. Beaucoup ont le pédigrée pour diriger l’AS Saint-Etienne avec plus ou moins d’arguments convaincants. Ou d’handicaps contre eux. Mais qui répondent pour tous à la problématique du club : connaître le football français de haut niveau et ses spécificités pour s’adapter rapidement et nourrir l’ambition d’un retour en première division. Nous en avons sélectionné
Les plus premiums (et potentiellement inaccessibles)
Ils sont deux à s’inscrire dans cette catégorie. Le premier est un grand nom du football français, champion du monde 1998, qui fut sélectionneur de l’équipe de France et coach du Paris Saint-Germain. Evidemment ainsi présenté, rien ne rapproche Laurent Blanc d’un club de Ligue 2, à moins de rappeler son expérience contrariée avec l’Olympique Lyonnais et le désir – peut-être – de prendre une revanche. Pas beaucoup plus possible est la piste qui mène à l’ancien stratège de l’AS Monaco, Adi Hütter, au bilan plutôt avantageux jusqu’à son éviction dans le courant de cette saison.
Les « valeurs sûres » (des coachs expérimentés, rompus au football professionnel français et sa pression du résultat)
C’est la partie la plus fournie. Et sûrement la plus intéressante. Elle concerne en premier lieu les deux noms cités plus haut que ceux de Philippe Montanier et de Franck Haise. Comme eux, David Guion et Stéphane Le Mignan ont connu le bonheur et affronté les difficultés d’obtenir une accession en Ligue 1. C’était avec le Stade de Reims pour le premier et cette saison sur le banc du FC Metz pour l’autre, qui est aussi de tous les coachs mentionnés dans ce sujet, le plus récemment écarté.
Les paris (des coachs qui cristallisent des doutes mais ont aussi leur part de réussites personnelles)
On pense ici en premier lieu à Wilfried Nancy, le seul qui n’a jamais exercé en France et dont le nom a circulé voilà déjà quelques semaines pour remplacer Horneland. C’était avant que l’ex du Columbus Crew ne devienne la priorité du Celtic FC, au service duquel il ne sera resté qu’un mois et huit matchs (2 victoires, six défaites), jusqu’à son licenciement au début de ce mois de janvier. Plus proche de nos championnats nationaux, Antoine Kombouaré coche des cases, il a a oeuvré en Ligue 1 et en Ligue 2 et il a joué des hauts et des bas de tableau. Enfin, l’inconnu Patrick Vieira, promis à une brillante carrière au poste à ses débuts à New York, mais n’a jamais prouvé depuis tout le bien qui était dit à son sujet. Ses expériences avec l’OGC Nice et le RC Strasbourg résument assez bien son parcours : pas franchement mauvaises, mais pas meilleures non plus.