
Relégué en Ligue 2 à l’issue de la saison, le FC Nantes aborde son nouvel exercice avec des finances sous pression. Waldemar Kita, actionnaire du club, devrait être contraint de réinjecter environ 50 millions d’euros de sa poche pour boucler le prochain exercice à l’équilibre, selon les estimations de Ouest France — une pratique devenue habituelle ces dernières saisons. L’an passé, il avait déjà dû combler un déficit de 45 millions d’euros dans les mêmes conditions.
Plusieurs éléments viennent toutefois limiter l’ampleur du choc financier. La baisse de la masse salariale engagée dès l’été 2025 et les ventes réalisées lors du mercato estival, qui ont atteint un niveau record de 40 millions d’euros, devraient permettre au club de passer sans contrainte réglementaire devant la DNCG.
Le mercato de l’été pourrait combler une partie des pertes
À cela s’ajoute l’aide attribuée aux clubs relégués, soit 5,25 millions d’euros à se partager entre les descentes de Ligue 1. Par ailleurs, la chute des droits télévisés a mécaniquement réduit l’écart financier entre Ligue 1 et Ligue 2, rendant la relégation moins brutale qu’elle ne l’aurait été lors des exercices précédents.
Les prochaines fenêtres de transferts seront déterminantes. Les départs attendus des principales valeurs marchandes de l’effectif — Abline, Tati, Tabibou notamment — pourraient générer des indemnités suffisantes pour amortir l’effondrement anticipé des revenus de billetterie et de sponsoring, inévitable lors d’une saison en deuxième division.