
Révélé à l’occasion de son transfert en France par The Telegraph, Mason Greenwood, l’ailier anglais de l’Olympique de Marseille, évolue sous un montage financier impliquant trois clubs : l’OM détient ses droits sportifs, tandis que les droits économiques sont partagés entre Marseille, le Getafe CF et Manchester United. Or selon de récentes informations de la presse espagnole, Getafe souhaite à présent vendre sa part.
Dans un article dédié, le site le site spécialisé Jurisportiva éclaire sur la situation. Expliquant d’abord qu’il existe dans le football professionnel, une distinction entre les droits sportifs – permettant à un club d’aligner un joueur – et les droits économiques – correspondant à une part des revenus générés par un futur transfert. Lors de la vente d’un joueur, le club vendeur peut négocier un pourcentage sur une revente ultérieure, pratique courante pour obtenir un footballeur à prix réduit.
Le Getafe CF, qui avait accueilli Greenwood en prêt avant son arrivée à l’Olympique de Marseille, a obtenu une clause lui garantissant 20 % du montant d’un futur transfert du joueur. Le club espagnol, confronté à des difficultés financières et limité dans ses inscriptions de joueurs par la Liga, cherche désormais à monétiser cet actif.
La tierce propriété n’est plus autorisée
Le règlement FIFA encadre rigoureusement la cession de ces droits économiques. Depuis 2015, seuls d’autres clubs de football peuvent acquérir de tels pourcentages. Cette réglementation vise à empêcher les fonds d’investissement tiers de détenir des parts sur plusieurs joueurs évoluant dans la même compétition, afin de préserver l’intégrité sportive.
Concrètement, Getafe CF peut vendre sa créance de 20 % à n’importe quel autre club, qu’il soit espagnol ou étranger. L’acheteur potentiel bénéficierait ainsi d’une rémunération lors du prochain transfert de Greenwood, dont la valeur marchande est actuellement élevée.
Pour l’OM, cette situation ne modifie pas sa capacité à négocier librement un futur départ du joueur. Le club marseillais sait simplement qu’il devra reverser 20 % de l’indemnité de transfert – soit au Getafe CF, soit au nouveau détenteur de ces droits. L’Olympique de Marseille pourrait également racheter lui-même cette part pour percevoir l’intégralité d’une future indemnité.