
Le stade Vélodrome retrouvera bientôt son nom originel, sans l’association de son partenaire titre, Orange. Après dix années de collaboration, l’opérateur téléphonique va se retirer au terme de son contrat signé jusqu’en juin. L’enceinte du boulevard Michelet ne restera pas vierge de sponsor, car sa valorisation commerciale dépasse le million d’euros. Jusqu’à 2,5 millions d’euros, comme l’estimation du partenariat d’Orange.
Pour lui succéder, une première rumeur circule, elle mène à CMA CGM étant entendu que l’armateur est le plus gros employeur de Marseille et que le groupe intensifie sa promotion via le monde du sport. Autrement, nous avons à Sportune, imaginé une liste de compagnies assez puissantes pour du sponsoring de cette envergure et potentiellement motivées par une association de visibilité avec la deuxième plus grande ville de France et son stade parmi les plus mythiques du pays.
Il va de soi que ce ne sont que nos suggestions, en aucune manière des intérêts partagés (en tout cas pas avérés), ni par ces marques, ni par l’OM et la ville de Marseille, propriétaire du Vélodrome.
CMA CGM (ou l’une de ses marques)
C’est la filiation la plus évidente et d’ailleurs la première (et jusqu’ici la seule) évoquée comme possible dans la presse. Depuis, l’intérêt de l’armateur marseillais, déjà sponsor sur le maillot de l’OM a été démenti. Mais depuis quelques années, CMA CGM diversifie ses activités. Le groupe de Rodolphe Saadé a notamment sa branche médias qui compte BMF TV, RMC, La Provence, Corse Matin ou La Tribune. Pourquoi pas l’un de ces titres ?…
Free
Parce que succéder à Orange serait un coup d’éclat et le fondateur de l’opérateur téléphonique, Xavier Niel, aime surprendre les marchés et ses concurrents. De surcroît, Free est un acteur déjà engagé dans le football français, même s’il a pris du recul depuis la bascule des droits TV vers la nouvelle plateforme Ligue 1+.
TotalEnergies
Un candidat sur le papier crédible. Parce que le groupe pétro-énergétique français cherche à muscler sa visibilité grand public et sponsorise déjà massivement le sport (rugby, cyclisme, handball, course à pied…). Un stade iconique du sud de la France, une région où il est historiquement implanté, aurait du sens. Et le budget ne serait pas un obstacle.
Axa
Le naming des stades est souvent l’apanage des compagnies d’assurance. Citons le Groupama Stadium, l’Allianz Arena et Allianz Riviera, avant la Matmut Atlantique à Bordeaux et désormais Matmut Stadium à Lyon… Axa, marque française, est elle aussi impliquée dans le monde du football et elle a son propre partenariat de naming, avec le centre de formation des Reds de Liverpool.
Unibet
Une suggestion qui fait d’autant plus sens que l’opérateur est un « nouveau » sponsor de l’Olympique de Marseille. Par « nouveau », il faut comprendre que le bookmaker suédois a changé d’origine et de dimension à la suite de son rachat par La Française des Jeux. Si la marque a de la visibilité sur l’épaule des maillots des joueurs, elle pourrait l’étendre au naming du Vélodrome. Une manière de mieux communiquer sur l’évolution de son offre depuis l’ancienne Parions Sport vers la nouvelle Unibet.
Pernod Ricard
Clairement l’hypothèse la moins envisageable, pour des raisons de cadre juridique. Ou alors faudrait-il que le groupe marseillais communique autour d’une marque générique qui n’aille pas à l’encontre de la loi Évin et de l’interdiction en France de communiquer autour de produits alcoolisés. Mais l’on parle de Pernod Ricard en se rappelant de l’énorme polémique née à l’automne 2024, quand l’entreprise a conclu un contrat de sponsoring avec le rival Paris Saint-Germain, avant de faire machine arrière sous la vindicte populaire.