
L’espoir de retrouver l’élite se poursuit. Péniblement l’AS Saint-Étienne a écarté ce vendredi soir le Rodez AF de la course aux playoffs de la Ligue 2. Mais le plus dur ne fait que commencer pour les Verts qui devront se défaire lors d’un match aller-retour du seizième de la Ligue 1, pour revenir dans la cour des grands, un an après l’avoir quittée.
Au-delà du prestige sportif, l’opération est aussi financière. Surtout, pourrait-on dire, mais est-ce toujours bien le cas avec cette Ligue 1 à la valorisation fragilisée par la question cruciale des droits TV ? Rien n’est moins sûr. D’après des estimations de Spobis, un regroupement du sport business en Allemagne, sorte d’équivalence de Sporsora en France, la promotion de la deuxième à la première division se chiffre entre 15 et 25 millions d’euros.
de 15 à 25 M€… Mais probablement moins
Soit bien moins que dans les autres championnats du Big 5 européen et très en deçà, surtout, des plus de 115 millions d’euros estimés pour une promotion en Premier League. Mais la réalité des chiffres est peut-être tout autre. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un oeil sur les données comptables de la DNCG. Au bilan 2024, alors que la Ligue 1 était sous contrat avec DAZN, Angers SCO, en championnat élite, a bouclé la saison avec 20 millions d’euros de revenus tirés de l’opérationnel (c’est-à-dire hors trading).
Mais en Ligue 2, un club l’a devancé – le FC Metz -, avec 23 millions d’euros, il est vrai à la faveur de substantiels revenus tirés du sponsoring. L’AS Saint-Étienne, de par son histoire, sa force communautaire et l’intérêt qu’elle génère auprès des marques, tirera vraisemblablement plus de bénéfices que tout autre club de 2e division en accédant à la première. Mais probablement pas de l’ordre de la fourchette des 15 à 25 millions d’euros avancée.
