
Combien seront-ils les clubs français qualifiés pour la prochaine campagne de la Ligue Europa ? Au moins deux, c’est certain, puisque l’Olympique de Marseille et le Stade Rennais ont validé leur billet en terminant respectivement cinquième et sixième du championnat de Ligue 1. Trois, peut-être, si l’Olympique Lyonnais échoue à se hisser dans le tableau final de la Ligue des champions, avec un tour préliminaire puis un barrage à disputer pour y parvenir.
Deux ou trois équipes d’un même pays, ça change beaucoup de choses. Nous l’expliquerons plus tard. Déjà, l’OM comme le Stade Rennais ont la certitude, avant même de commencer le tournoi, de gagner plus d’une dizaine de millions d’euros, quelle que soit leur performance sportive en Ligue Europa.
Il y a d’abord la prime de participation commune à toutes les équipes, de 4,31 millions d’euros. À laquelle s’ajoute celle du classement sportif final. L’UEFA prévoit des parts de 75 000 euros à multiplier par le rang des équipes ; la première gagnant 36 fois la mise soit 2,7 millions d’euros. Ensuite, chaque victoire en phase de classement rapporte 450 000 euros et un nul, 150 000 euros.
À ce stade donc, et indépendamment des résultats sur le rectangle vert, les deux formations tricolores cumulent près de 4 millions d’euros. Elles revendiquent en outre la part du pilier dit de « valeur », dans lequel l’UEFA englobe à la fois le classement au coefficient sur dix ans et la part de marché, principalement celle tirée de la contribution des diffuseurs nationaux. De Canal+ pour la France. Son montant est incertain, l’UEFA ne communiquant officiellement pas sur les montants distribués par chacun des diffuseurs, mais il peut être estimé en sachant que le groupe Canal+ est celui qui paie le plus cher pour les droits.
Ainsi, le pilier de valeur doit rapporter l’équivalent proche de 8 millions d’euros à l’Olympique de Marseille et près de 5 millions d’euros au Stade Rennais.
Soit, avant même de toucher les premiers ballons, une douzaine de millions d’euros environ pour le club marseillais et un peu moins de 10 millions à son homologue breton. À moins que l’Olympique Lyonnais ne les rejoigne car alors, faudra-t-il partager non plus à deux mais à trois la part de marché. Une fois n’est pas coutume, Phocéens et Rennais ont tout intérêt à souhaiter le meilleur à leurs rivaux rhodaniens, dans leur tentative de se qualifier pour la grande C1.