
Asamoah Gyan a été l’un des attaquants africains les plus prolifiques de sa génération. Recordman de buts en Coupe du Monde pour l’Afrique avec six réalisations lors des éditions 2006, 2010 et 2014, l’international ghanéen a également inscrit 51 buts avec la sélection nationale. Passé par le Stade Rennais, c’est son transfert à Sunderland AFC en 2010 pour 16 millions d’euros qui l’a propulsé sur le devant de la scène européenne : 11 buts en 33 matchs de Premier League lors de sa première saison.
Sa carrière l’a ensuite conduit vers des salaires toujours plus élevés. Prêté à Al Ain aux Émirats en 2011 pour environ 6 millions de livres, il y a empilé 112 buts en 107 matchs, avec un salaire reporté à 160 000 livres par semaine. Shanghai Port l’a recruté en 2015 sous les ordres de Sven-Göran Eriksson, portant sa rémunération à environ un million d’euros mensuels — ce qui en faisait alors le huitième joueur le mieux payé au monde. Après des passages en Turquie (Kayserispor), en Inde (NorthEast United) et au Ghana (Legon Cities), il a raccroché les crampons en 2021.
700 euros sur son compte en banque
Malgré ces revenus considérables, Gyan a déclaré en 2018 ne disposer que de 9 000 cedis ghanéens — environ 700 euros à l’époque — sur son compte bancaire. Cette révélation est intervenue dans le cadre d’un litige l’opposant à Kayserispor pour salaires impayés, étayé par la présentation de relevés bancaires turcs. Des difficultés financières qui ont également resurgi lors de sa procédure d’annulation de mariage, au cours de laquelle il aurait été dans l’incapacité de régler des billets d’avion en classe affaires ordonnés par le tribunal.
En parallèle de sa carrière sportive, Gyan avait pourtant multiplié les investissements : immobilier, une flotte de plus de 30 bus commerciaux à Accra, plusieurs stations-service, une société d’eau en sachet (Paradise Pac Drinking Water), sans oublier des projets dans la musique, la promotion de boxe et une tentative de lancement d’une compagnie aérienne baptisée Baby Jet Airlines.