
Une semaine s’est écoulée depuis la révélation officielle par l’Olympique de Marseille de son nouveau logo, et à ce jour, le club phocéen n’en est pas (au moins en apparence), le propriétaire. Au registre de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), il appartient à Flair Creative Studio, qui en est le dépositaire depuis presque un an, au mois de mai 2025.
Pour l’expliquer, il y a d’abord les liens étroits de l’agence avec l’OM ; les deux fondateurs de Flair, Quentin Fevre et Dylan Rosain-Bach, sont des anciens du club, le second ayant même été son directeur artistique. Mais la raison est surtout stratégique. « C’est une pratique assez classique », explique à Sportune Fabienne Fajgenbaum, avocate spécialisée dans le droit du sport et de la propriété intellectuelle. « Pour préserver la confidentialité jusqu’à l’annonce officielle, les marques sont souvent déposées par des tiers ».

L’OM voulait garder le secret. C’est raté…
Elle prend en exemple Paris 2024 et la complicité de l’INPI jusqu’à la révélation du logo, tout en préservant les intérêts du déposant. « C’est protecteur, car cela empêche toute intervention extérieure entre la finalisation du logo et sa révélation. Une fois celui-ci rendu public, les droits sont logiquement transférés à leur titulaire légitime. »
C’est précisément cela avec l’Olympique de Marseille. Contacté, le club nous confirme qu’il est « bien propriétaire des droits via un contrat » et précise qu’il ne s’agit plus que d’une question de jours, avant que la situation soit régularisée dans les bases de l’INPI.
S’il avait déposé lui-même son logo, « il aurait été visible rapidement ». Mais l’OM d’admettre, « qu’avec cette démarche, il a fallu tout de même quelques recherches. » Car c’est la conclusion fâcheuse pour le club : malgré toutes les précautions prises, le secret n’aura pas résisté. Le logo a fuité sur la toile plus de six mois avant son dévoilement.