
Alors qu’il affronte le Paris Saint-Germain ce mardi, en match aller de la demi-finale de la Ligue des champions, le Bayern Munich a récemment publié ses comptes pour l’exercice clos au 30 juin 2025 : 978,3 millions d’euros de chiffre d’affaires — un record — et 27,1 millions d’euros de bénéfice net. C’est – excusez du peu -, le 33e exercice consécutif clôturé dans le vert, une série sans équivalent dans le football européen.
Sur les vingt dernières saisons (2004-05 à 2024-25), le Bayern affiche des recettes cumulées de 11,3 milliards d’euros, pour un bénéfice total de 385 millions. Le chiffre d’affaires annuel moyen atteint 538 millions d’euros, avec un pic à 52,5 millions de bénéfices en 2018-19. Sur toute la période, le ratio charges salariales et amortissements rapportés aux recettes est resté sous le seuil des 70 %, référence communément admise en matière de bonne gestion.
Le club n’affiche par ailleurs aucun endettement significatif — une ligne défendue publiquement par le CEO Jan-Christian Dreesen : « Il n’existe pas de trophée pour lequel il vaille la peine de s’endetter. »
Heureux actionnaires du club bavarois
Sur ces vingt ans, le Bayern Munich a versé 126,7 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, à raison d’une moyenne de 6 millions par an. Seule exception : la saison 2020/21, marquée par la pandémie. Pour 2024-25, l’enveloppe s’élève à 4,3 millions d’euros : un million se répartit à parts égales entre Adidas, Allianz et Audi, les 3,3 millions restants revenant à l’association FC Bayern München eV, qui détient 75 % du capital et regroupe plus de 300 000 membres.
Les trois groupes industriels détiennent chacun 8,33 % du capital — soit 25 % au total, en deçà du seuil de minorité de blocage — depuis leur entrée au capital en 2002, notamment pour financer la construction de l’Allianz Arena. Enfin, les capitaux propres du club atteignent désormais 570 millions d’euros au 30 juin 2025, dépassant pour la première fois le demi-milliard.