
C’est une hypothèse, presque une certitude, que révèle L’Equipe dans son édition du jour : « Insistant sur la chance d’être ensemble sous le maillot de l’OM, de vivre un jour de plus sous la glorieuse parure bleue et blanche, de sublimer le présent sans penser au lendemain – que Beye lui-même vivra sans doute sous d’autres cieux », écrit le quotidien sportif sur la situation de l’actuel coach de l’Olympique de Marseille.
Quelques semaines seulement après son arrivée au club des Bouches-du-Rhône, en provenance du Stade Rennais, l’ancien défenseur international sénégalais serait donc déjà sur la sellette. Comme s’il n’allait pas manquer de travail pour redresser un club exsangue à presque tous les niveaux, la mission de le remplacer, si le départ évidemment se confirme, devrait incomber au nouveau président Stéphane Richard et à ses futures équipes.
Maresca, Xabi Alonso ou Ruben Amorim intouchables
Compte tenu de la pression mise par l’actionnaire pour réduire les dépenses, plus encore si l’OM échoue à se qualifier à la prochaine campagne de la Ligue des champions, la solution passera probablement par l’embauche d’un technicien libre contractuellement, pour s’éviter le paiement d’une indemnité compensatoire. D’ici au terme de la saison en cours, le marché pourrait encore évoluer. Présentement, il inclut des noms qui, sur le papier, pourraient coller à l’envergure d’un club comme l’Olympique de Marseille.
Nous en avons retenu cinq, en écartant volontairement les intouchables, déjà sur l’aspect financier autrement que le sportif, comme Xabi Alonso (ex-Real Madrid), Xavi (ex-FC Barcelone), Enzo Maresca (ex-Chelsea FC), ou encore Ruben Amorim (ex-Manchester United). Nous avons également écarté Thiago Motta (ex-Juventus Turin), qui a pourtant des atouts à défendre (jeunesse, principes de jeu, connaissance du championnat de France), mais il semble trop étiqueté Paris Saint-Germain pour coller à Marseille, dans un contexte de défiance sinon de fracture avec les supporters.
Tudor, Sampaoli ou Gattuso, les ex de l’OM cherchent un projet
Hors sujet aussi trois des plus récents anciens du club que sont Genaro Gattuso, Igor Tudor et Jorge Sampaoli, ironiquement tous au même moment libres sur le marché.
Notre liste, et c’est un drôle de clin d’oeil, inclu d’abord deux anciens défenseurs de l’Olympique de Marseille comme l’a été Habib Beye, après eux. En commençant par l’Argentin Eduardo Berizzo, qui a notamment connu quelques-unes de ses plus belles années d’entraîneur avec le Celta Vigo, qu’il a rejoint à la suite d’un certain… Luis Enrique. Freiné dans sa progression par la maladie, Berizzo a relancé sa carrière en Amérique du Sud et centrale entre sélections nationales (Paraguay, Chili) et club (Club Leon au Mexique).
Avec lui, Laurent Blanc, peut-être l’un des profils les plus premium de la liste, dont on ne présente plus le parcours. Pour sa dernière expérience sur un banc, il a réussi un doublé championnat/coupe nationale en Arabie saoudite avec le Al-Ittihad de Karim Benzema, avant d’être limogé quelques semaines plus tard.
Lui aussi connaît parfaitement le championnat de France de Ligue 1 et l’exigence d’un club avec l’ambition du podium : Adi Hütter n’a toujours pas retrouvé de banc depuis que l’AS Monaco l’a licencié le 10 octobre dernier. Il a passé deux premières années teintées de réussite avec le club princier avant que les résultats se gâtent sur la première moitié de la saison en cours.
Walid Regragui est peut-être le plus suivi de tous
Deux autres pistes enfin peut-être moins accessible : l’Espagnol Ernesto Valverde, valeur sûre du football ibère, qui a dirigé le grand FC Barcelone pendant trois ans, avant de revenir à l’Athletic Club qu’il a annoncé quitter au 30 juin prochain, au terme de son contrat. Il a déjà connu une expérience plus lointaine en Grèce, à deux reprises avec l’Olympiakos.
Et, « last but not least », Walid Regragui, autre ancien joueur iconique du championnat de France, qui sort d’une expérience particulièrement probante avec l’équipe nationale du Maroc. A son palmarès : une demi-finale de la dernière Coupe du monde au Qatar et un titre – quoique juridiquement toujours contesté par le Sénégal -, à la dernière Coupe d’Afrique des Nations. Des performances qui lui valent lui valent l’intérêt de nombreux clubs ou pays.