
Ce samedi à Bilbao, l’Union Bordeaux Bègles défend son titre de champion d’Europe face au Leinster. Au-delà de l’enjeu sportif, la question financière mérite d’être posée, tant le modèle économique de la Champions Cup a sa particularité.
L’EPCR, organisateur de la compétition, ne verse en effet aucune prime directe aux clubs à chaque tour. L’organisation centralise les recettes de billetterie des demi-finales et de la finale, puis redistribue ces fonds aux trois ligues partenaires — Top 14, Premiership anglaise et United Rugby Championship — qui se chargent ensuite de rétribuer leurs clubs selon leurs propres critères.
Plus du million d’euros pour l’UBB en 2025
En France, la Ligue Nationale de Rugby applique une grille de primes au mérite pour ses huit clubs engagés en Champions Cup : 300 000 euros pour le vainqueur, 200 000 euros pour le finaliste, 150 000 euros pour chaque demi-finaliste. L’enveloppe globale est plafonnée à un million d’euros et ajustée selon le parcours collectif des clubs français. En Challenge Cup, le vainqueur perçoit 125 000 euros, le finaliste 75 000 euros.
Le bilan financier dévoilé par la LNR en avril dernier illustre concrètement ces montants. L’UBB, titrée la saison précédente, a encaissé 1,157 million d’euros au titre de la Coupe d’Europe, record du championnat sur ce poste. Le Stade Toulousain, demi-finaliste, avait de son côté touché 857 000 euros. À ces primes fédérales s’ajoutent entre 200 000 et 300 000 euros supplémentaires générés par l’exposition médiatique des phases finales via les partenaires maillots.