
Un indicateur qui en dira plus des ambitions du fonds Kilmer Sports, dans les saisons à venir, avec l’AS Saint-Étienne : celui des dettes du club sur le mercato. Non pas la dépense annuelle pour se renforcer, mais les indemnités restant à payer sur des transferts en plusieurs échéances.
Les plus gros clubs du pays dépassent la centaine de millions d’euros. Plus de trois cents millions pour le seul Paris Saint-Germain. L’AS Saint-Étienne en est encore loin. Mais déjà peut-on tirer quelques enseignements des chiffres publiés par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), au bilan de la saison 2024-2025.
Vers un basculement à venir du différentiel ?
Qu’à Saint-Etienne, la dette sur mutations de joueurs a été multipliée par près de cinq en un an et par dix-sept et demi en deux ans. Traduite en chiffre, elle était de 15,409 millions d’euros au 30 juin dernier. Précisons quand même que les Verts ont retrouvé l’élite la saison dernière quand ils étaient encore en Ligue 2 les précédentes.
Reste, que dans les dernières années du duo Caïazzo-Romeyer à la gouvernance, l’ASSE avait un différentiel avantageux entre dettes et créances sur le mercato. En 2024, le club devait deux fois moins d’argent qu’il n’en espérait en retour de cessions de joueurs. Un an plus tard, au terme de la saison dernière, le rapport s’est totalement équilibré : les 15,409 M€ restants à payer sont compensés par les 15,199 millions à percevoir.