
Voilà l’illustration parfaite du changement de paradigme au RC Strasbourg, depuis le rachat du club par le consortium BlueCo. Avant l’arrivée du fonds américain, le club alsacien vivait avec ses moyens, beaucoup plus modestes et dans une ambition mesurée. Alors contrôlée.
Depuis, le RCSA vise à jouer dans la cour des grands, en France tout au moins puisqu’il est dans la hiérarchie des clubs en propriété le petit frère de Chelsea FC. D’aucuns, critiques du projet diraient : son parent pauvre.
Reste le fait inéluctable des moyens investis au club pour opérer sur le marché des transferts. En 2023, le RC Strasbourg avait 4,107 millions d’euros de dettes en mutation de joueurs, d’après les données de la DNCG que nous avons consultées à Sportune. Comprendre : un peu plus de 4 millions à devoir rembourser à d’autres clubs, sur des recrutements de joueurs à paiements échelonnés. Inversement, le club avait 7,740 millions d’euros de créances. Il était donc dans ce domaine, vertueux.
Une dette qui explose mais des créances qui compensent
Un an plus tard, au terme du premier exercice complet de BlueCo, la dette était dix fois supérieure, à 40,067 millions d’euros. Et en 2025, au 30 juin dernier, elle a encore doublé, pour désormais s’élever à 79,845 millions d’euros. Soit l’équivalent de ce que doit le RC Strasbourg, sans que l’on ne sache à quelle durée d’échéance, entre la part à rembourser de la courant de cette saison en cours et ce qui l’est au-delà.
Reste qu’à la différence de clubs plus dispendieux, comme le Paris Saint-Germain, l’Olympique Lyonnais ou l’Olympique de Marseille qui ont souvent un gros déséquilibre entre dettes et créances, le Racing compense mieux, puisqu’il doit encore recevoir 62,016 millions d’euros de la cession de joueurs. Et sur ce total, une bonne partie provient de son cousin anglais, le Chelsea FC.