
Par un communiqué évoquant « une procédure à l’endroit de son entraîneur principal Monsieur Habib Beye et de ses adjoints Messieurs Olivier Saragaglia, Sébastien Bichard et Yann Cavezza », le Stade Rennais a acté ce lundi la séparation avec son entraîneur Habib Beye, dont la situation s’était particulièrement fragilisée depuis plusieurs jours à la suite, à la fois de résultats sportifs insuffisants, et de dissensions avec des cadres de son vestiaire.
Dans son annonce, le Stade Rennais ne précise pas quelle suite il va donner au management de son équipe fanion, si l’option sera interne ou tournée vers l’extérieur. Mais dans cette situation d’urgence, alors que se profile le money time du championnat et que le club breton, sixième, reste en course pour une place européenne, mieux vaut un profil qualifié qui connait idéalement la Ligue 1 et ses spécificités.
Ils sont plusieurs à répondre à ces critères, en étant actuellement libres contractuellement. Nous en avons sélectionné huit, répartis en deux groupes : les challengers, sur lesquels il peut peser des doutes, mais qui aspirent à ce type de défi. Et les valeurs plus sûres, des noms qui ont déjà prouvé leur capacité à s’inscrire dans ce type de projet. Sans qu’ils ne soient nécessairement accessibles, pour des raisons sportives et/ou financières.
Les challengers
Patrick Vieira est probablement le nom le plus clivant car il n’a pas spécialement réussi dans tous les clubs qu’il a récemment fréquentés. Dont deux en Ligue 1 : l’OGC Nice et le RC Strasbourg.
Malgré son échec éclair avec le Celtic FC (il a été écarté un mois seulement après son arrivée), Wilfried Nancy a pour lui son passage accompli en Major League Soccer avec le Columbus Crew (un titre en championnat et un en coupe). Il est le seul de la liste à n’avoir jamais fréquenté la Ligue 1.
Thiago Motta non plus en tant qu’entraîneur, mais il a longtemps défendu le maillot du Paris Saint-Germain comme joueur. Auteur de débuts brillants dans sa reconversion de coach, il a toutefois échoué à franchir la marche la plus haute avec la Juventus Turin. Revenir à un niveau plus modeste, mais qui n’en reste pas moins ambitieux, pourrait contribuer à le relancer.
Les valeurs sûres
A propos d’ancien de la Juventus Turin, Igor Tudor en est un autre qui a justement pris la suite de Motta. L’ancien défenseur central a pour lui d’avoir dirigé l’Olympique de Marseille avec un bilan plutôt positif à son avantage.
Autre profil étranger que celui d’Adi Hütter, que l’AS Monaco a écarté en cours de cette saison et dont on peut légitimement se demander à quel point il est le responsable des difficultés de son ancien employeur, à voir les résultats de celui qui lui a succédé. L’Autrichien a qualifié le club princier pour la Ligue des champions dès sa première saison.
Enfin, trois profils français (ou presque) et trois CV qui collent aux ambitions rennaises : Laurent Blanc qui est sûrement le moins accessible, le Belge Will Still le seul qui n’a jamais joué l’Europe et Franck Haise. Ce dernier serait d’ailleurs en pôle pour revenir évoluer aux ordres d’Arnaud Pouille, l’actuel directeur général du Stade Rennais qui fut aussi le sien au RC Lens.