
Si Angers SCO était une fable de La Fonainte, il serait celle du Chêne et du Roseau. Roseau qui plie, mais ne rompt pas. Le club de l’Anjou est fait de ce bois là. Acculé, plus que d’autres, dans ses retranchements par toute l’incertitude qui règne autour de la répartition des droits TB, il réalise des miracles sportifs avec des moyens particulièrement faibles.
Que, dans ce contexte, le SCO ait bouclé la phase aller de la saison 2025-2026 à la dixième place de la Ligue 1 est une authentique performance, qui relèverait presque du miracle. Ou plus basiquement parlant, du travail accompli par les hommes et femmes au service du club, du terrain sportif à l’administratif.
5,6 M€ de pertes après 11 M€ de bénéfices un an plus tôt
Cela n’empêche des écueils et des pertes. A un peu plus de 5 millions d’euros nets, celle cumulées au terme de la saison 2024-2025 dernière. Très exactement 5,57 millions d’euros, d’après les comptes sociaux du club que Sportune a consulté. Ils font suite à un précédent exercice plus positif, avec plus de 11 M€ de bénéfices, au 30 juin 2024.
Pourtant, et malgré des droits TV en baisse de 11% à 9,2 millions d’euros au bilan de 2025, le chiffre d’affaires est en hausse de 23% sur un an, à 18,62 millions d’euros au terme du mois de juin dernier. Avec, outre les droits TV, la billetterie et abonnements qui rapporte 4,36 M€, le sponsoring, 4 millions, les collectivités, 219 k€, la Coupe de France 162 k€ et le reste des produits 675 k€.
La masse salariale est en hausse de 40% sur un an
Mais autant que les revenus, les charges elles aussi sont en augmentation, en particulier la masse salariale qui est 40% supérieure d’une saison à l’autre, à plus de 27 millions d’euros charges sociales incluses à l’issue de la saison 2025.
Malgré des bénéfices à la différence des indemnités de recrutement (563 k€) des cessions de contrats de joueurs (13,05 M€), le mercato ne compense pas toutes les pertes. En 2024, les bénéfices du trading étaient supérieurs ; environ 15 millions d’euros contre un peu plus de 12 millions, la saison d’après.