B2B : Les trois étapes du déclin d’un club sportif

11 février 2022 à 8:50 par Marc Limacher

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Après l’âge d’or suit le déclin que les clubs sportifs doivent anticiper… Sous peine de sombrer.

Dans le monde sportif, la logique du déclin se résume en trois étapes importantes. Il est compliqué de se rendre compte que l’on décline. La vie d’une structure est un cycle, en 4 temps. Au temps de la construction, succède la consolidation, puis l’âge d’or. Le déclin frappe subitement pour beaucoup, mais il arrive dès que l’âge d’or est installé. Si l’on pense toutefois, que c’est sur le terrain que cela se traduit, ce n’est pas le cas.

Etape 1 : Le déclin marketing

D’après notre expérience, le déclin d’une structure débute au niveau marketing. C’est-à-dire lors du positionnement du club dans son territoire. A partir du moment où la question de l’identité se pose, l’étape 1 débute. Ensuite, l’offre partenaires privés ou les offres auprès des licenciés sont dépassées et n’épousent plus les nouvelles normes du marché. L’image de marque est devenue une norme importante, dans le monde du sport. Avoir une image inconstante, distante, arrogante ou donneuse de leçon provoque un non-engagement, ou un non-renouvellement de partenariat.

Etape 2 : le déclin sportif

Ensuite le déclin se traduit sportivement. Les résultats deviennent inconstants, la stabilité est compliquée à se construire et la plate-forme de développement de la performance, sur le terrain, devient le miroir de l’ambiance, dans le club. Tout le monde est sous pression des résultats et chaque saison est un changement de projet. Tout comme l’idée de s’associer pour maintenir le niveau, ou de se donner l’illusion de puissance. Lorsqu’on en est là, cela signifie que le club et les équipes sont en retard et lorsqu’ils imitent les autres pour revenir au niveau, le déclin se confirme.

Etape 3 : le déclin relationnel entre les dirigeants

Enfin la dernière étape du déclin provient d’un conflit entre les dirigeants. Cela débute par le fait que le système interne d’un club repose non pas sur une culture, mais sur des individualisations. Chacun fonctionne en silos et à la solution pour le club, en se concentrant sur sa partie, pour garantir son image interne. Objectif : devenir intouchable. Avec le temps, les égos s’installent et la communication n’existe plus, les décisions ne prennent plus quelques semaines ou quelques jours à être prises, mais des mois. La cristallisation est la norme du management interne. A partir de là, le moment est venu de changer la tête du club et relancer le collectif.

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