
Est-ce un mal pour un bien, pour le futur d’un Olympique de Marseille tenu par un fort et nécessaire besoin de renouvellement ? A chaud, il n’est pas évident de répondre. Mais peut-être le club phocéen doit-il en passer par là, par une remise à plat complète et du changement parmi les forces actives. Roberto De Zerbi s’en est allé le premier, mercredi. Ce dimanche, Medhi Benatia en fait de même.
D’abord conseiller du président Pablo Longoria, puis directeur du football, il a été en première ligne ces dernières semaines, cristallisant des tensions qu’il reconnaît mais dit « profondément regretter », dans son communiqué de départ.
Doit-il être remplacé dans l’immédiat ? L’urgence est moindre que celle de trouver un nouvel entraîneur, mais déjà l’Olympique de Marseille doit-il penser à préparer son prochain mercato pour gommer les erreurs de la saison en cours, rectifier les manques et sortir les éléments les plus faibles. Directeur sportif ou directeur du football, quel que soit le rôle, les derniers qui l’ont occupé à l’Olympique de Marseille n’ont pas eu beaucoup de succès. Avant Benatia, David Friio ou l’Espagnol Andoni Zubizarreta sont deux profils toujours libres contractuellement.
Lorenzi ou Bodmer ne sont pas libres
Libres sont aussi les quatre que nous avons retenus à Sportune, en excluant par conséquent des hommes en place qui brillent avec leurs clubs et qui reçoivent des sollicitations, comme Mathieu Bodmer au Havre AC ou Grégory Lorenzi au Stade Brestois.
Parmi les techniciens libres donc, il y a d’abord Julien Fournier. Bien qu’à l’écart du football pro depuis quatre ans, il connaît bien l’Olympique de Marseille et son contexte particulier pour l’avoir pratiqué pendant cinq ans en qualité de directeur général et il a accompli quelques belles choses (pas toutes néanmoins), pendant les trois ans qu’il a passés à l’OGC Nice.
Un autre qui a déjà fréquenté l’OM comme joueur est Bruno Cheyrou. Reconverti au recrutement, il a campé le rôle avec l’Olympique Lyonnais, qui n’a toutefois pas connu ses meilleures recrues sous sa coupe.
Txiki Begiristain, l’homme de confiance de Guardiola
Restent deux profils étrangers dont le premier connaît le football français pour avoir exercé à l’AS Monaco. Avec un succès mitigé pour Paul Mitchell, mais l’Anglais de 44 ans a fait ses preuves plus tôt en Angleterre d’abord au service de Tottenham Hotspur, puis de Southampton FC et en Allemagne ensuite, avec le RB Leipzig.
Quant au dernier, Txiki Begiristain, il est le plus hypothétique. Ancien bras droit et homme de confiance de Pep Guardiola, il a accompagné les débuts d’entraîneur du stratège espagnol au FC Barcelone puis a passé douze ans à la direction sportive de Manchester City qu’il a quittée de son propre chef l’année dernière.