
Le contexte est aussi lourd que le ciel marseillais en cette mi-février. Moins d’une semaine après l’humiliation subie dans le Classique (0-5 au Parc des Princes), trois jours seulement après le départ fracassant de Roberto De Zerbi, l’Olympique de Marseille reçoit le RC Strasbourg dans une atmosphère électrique. Jacques Abardonado, propulsé sur le banc pour assurer l’intérim, va vivre son baptême du feu face à un RCSA également en quête de points pour viser l’Europe.
La méthodologie Opta, qui analyse des centaines de données statistiques (occasions créées, qualité de passes, efficacité défensive, forme récente, force de l’adversaire) pour calculer les probabilités de résultat, livre un verdict nuancé : Marseille n’a que 51% de chances de l’emporter, contre 25% pour Strasbourg et 23% de probabilité de match nul.
Autrement dit, dans un match sur deux, l’OM ne gagne pas. Un constat qui en dit long sur la fragilité actuelle des Phocéens, malgré leur statut de 4e meilleure équipe à domicile de Ligue 1. Au Power Ranking mondial, le classement des meilleures formations du moment établi par Opta, l’Olympique de Marseille pointe certes au 42e rang (86,5) devant le RC Strasbourg, 54e (84,6), mais l’écart n’est pas suffisant pour garantir une victoire tranquille.
L’histoire avantage l’OM
Strasbourg, conscient que l’OM traverse sa pire crise de la saison, ne vient pas en victime expiatoire. Mais, neuvième meilleure équipe du championnat à l’extérieur, elle n’a que rarement été à son avantage en Provence. Sur 53 confrontations à Marseille, l’OM en a certes remporté 34, pour seulement 5 victoires strasbourgeoises et 14 nuls.
Mais ces statistiques historiques pèsent moins lourd que l’état psychologique actuel des Olympiens. Les algorithmes Opta intègrent la forme récente, et elle n’est pas favorable à Marseille.