
Eileen Gu est l’athlète la mieux rémunérée des Jeux olympiques de Milan Cortina 2026, avec des revenus estimés à 23 millions de dollars (19,5 M€) en 2025, un montant qui devrait être maintenu en 2026. La skieuse freestyler de 22 ans, née et élevée à San Francisco, a construit ce patrimoine grâce à un portefeuille d’au moins 30 contrats publicitaires avec des marques internationales et chinoises.
Parmi ses partenaires figurent Louis Vuitton, Tiffany & Co., Victoria’s Secret, Rolex, Red Bull, Cadillac, Anta ou encore IWC Schaffhausen. Ses revenus dépassent largement ceux des hockeyeurs professionnels présents aux Jeux (dont le porte-drapeau allemand Leon Draisaitl pour plus haut salaire à 11,5 M€ par an), pourtant issus d’un sport nettement plus lucratif que le ski freestyle.
Pour mettre en perspective, les primes olympiques versées par les différents pays varient de 15 000 dollars (bronze américain) à près de 800 000 dollars pour une médaille d’or dans certaines nations.
Gu a choisi en 2019 de représenter la Chine, pays d’origine de sa mère, plutôt que les États-Unis. Cette décision a façonné sa carrière médiatique et commerciale, faisant d’elle une figure particulièrement attractive pour les marques cherchant à toucher simultanément les marchés occidental et chinois.
6,6 M$ pour soutenir sa préparation olympique ?
Actuellement étudiante à l’université Stanford, Gu s’entraîne en Suisse et en Chine. Des documents gouvernementaux pékinois ont brièvement révélé début 2025 qu’une enveloppe de 6,6 millions de dollars avait été allouée pour ses frais d’entraînement en vue des Jeux de Milan, avant d’être retirés de la publication.
Sa situation administrative reste floue : la Chine n’autorisant pas la double nationalité, la question de savoir si Gu a conservé ou renoncé à sa citoyenneté américaine demeure sans réponse officielle. Son nom n’apparaît pas dans les registres fédéraux américains recensant les expatriations. Le Comité international olympique a confirmé en 2022 qu’elle avait été naturalisée chinoise en 2019.
Interrogée sur le sujet, Gu répond invariablement : « Quand je suis aux États-Unis, je suis américaine, mais quand je suis en Chine, je suis chinoise. »