
Dire qu’à l’Olympique de Marseille tout va très vite, trop probablement, est un euphémisme. Le club phocéen vient d’en donner une autre preuve en annonçant dans la nuit de mardi à mercredi la séparation avec son entraîneur Roberto De Zerbi, faisant suite à la cinglante défaite concédée dimanche au Paris Saint-Germain.
Quelques jours auparavant, le président Pablo Longoria s’épanchait devant la presse sur l’avenir du technicien italien, qu’il espérait voir s’inscrire pour longtemps à l’OM en prenant alors l’exemple de Diego Simeone en poste à l’Atlético Madrid depuis presque quinze ans. Roberto De Zerbi ne sera resté qu’un an et demi, à peine plus que la moyenne des techniciens récemment passés avant lui.
Le remplacer va évidemment donner des maux de tête au board marseillais qui se sait très attendu sur la question. Recruter De Zerbi, à l’époque très convoité, était une réelle performance. Son échec renforce néanmoins l’idée pour les autres que l’OM est décidément un club unique pour le meilleur, mais aussi le pire.
Difficile, en cours de saison, de débaucher un stratège en place. Alors se tourner vers le marché des entraîneurs libres. A Sportune, nous en avons sélectionné …
Les profils les plus premium (mais très peu accessibles)
Des grands noms, associés à de grands clubs avec l’expérience et la pression des matchs internationaux, doublé d’une carrière remarquable en tant que joueurs. On pense aux Espagnols, Xavi et Xabi Alonso, le premier ayant coaché le FC Barcelone de son coeur, l’autre son Real Madrid rival. A l’Italien Enzo Maresca que Chelsea FC a remercié en cours de saison, après qu’il a pourtant offert aux Blues un sacre au Mondial des clubs. Et à un degré moindre, à Ruben Amorim, le Portugais ayant gagné quinze ans d’expérience et perdu autant de points de vie pendant deux ans à la barre de Manchester United.
Les « valeurs sûres » (des coachs rompus à la Ligue 1 et à la pression du résultat)
Pour une intégration rapide et potentiellement efficace dans le projet de l’OM. Le premier étant naturellement Igor Tudor qui a l’avantage sur tous les autres d’avoir déjà campé le poste. Il a quitté Marseille de son propre chef en 2023, mais en restant en bons termes avec la direction. Son passage à la Juventus Turin n’a pas été un succès et il est libre depuis. Laurent Blanc lui aussi a connu la vie en interne à l’Olympique de Marseille, c’était au siècle dernier, quand le Président martyrisait les attaquants adverses en défense. Depuis, il a troqué le maillot pour le costume de l’entraîneur avec son lot d’échecs mais aussi de réussites. Il a déjà opéré sur les bancs du Paris Saint-Germain et de l’Olympique Lyonnais, cela peut ternir son CV auprès des supporters marseillais. Il y a quatre mois, l’AS Monaco s’est séparée d’Adi Hütter, en espérant redonner un souffle nouveau à une équipe que l’Autrichien avait largement contribué à redresser en la qualifiant dès sa première saison à sa tête, en Ligue des champions. La suite et les difficultés présentement éprouvées par Sébastien Pocognoli son successeur, tendent à montrer que Hütter n’était pas seul responsable de l’échec. A cette liste, ajoutons Franck Haise un autre débarqué dans le courant de cette saison 2025-2026, par l’OGC Nice. Le Stade Rennais lorgne sur lui depuis la mise à l’écart d’Habib Beye, mais le coach de 54 ans a fait des merveilles avec le RC Lens qu’il a qualifié pour la Ligue des champions et à sa première saison à Nice. De quoi convaincre l’OM de s’y intéresser ?…
Les paris (des profils pour finir la saison et plus si affinités)
Puisqu’on l’évoque un peu plus haut, Habib Beye s’inscrit forcément dans cette catégorie. Bien que critiqué pour sa gestion du vestiaire à Rennes, il a aidé le club breton à remonter dans la course à l’Europe. Et en plus, il a comme Laurent Blanc, l’avantage de connaître les lieux et l’atmosphère d’un club qu’il a défendu en tant que joueur. Quant au Belge Will Still, il navigue entre les valeurs sûres et les paris, avec à son désavantage une expérience limitée au service d’un club singulier, pour ne pas dire particulier. On pourrait aussi penser à Steven Gerrard, légende du football britannique, joueur exceptionnel mais un entraîneur à la réussite beaucoup plus mitigée. Sa description en rappelle une autre : Patrick Vieira qui est tout aussi libre et en quête d’un nouveau challenge sportif.
2 commentaires
Nos cœurs saignes pour les limogeages des entraîneurs en Europe, c’est ce les règlements de football exigent. Svp ayez le cœur de patience pour nos entraîneurs. Et surtout en Europe.
Compliqué de s’imposer dans la durée à l’OM quand on connaît la passion débordante des supporters et leur soif immédiate de résultats probants ; mais c’est malheureusement le cas de la plupart des clubs pros actuellement ; quelle que soit la discipline. C’est toujours l’entraîneur qui fait office de fusible.