Mohamed Salah et l’Egypte : décryptage d’un différend sensible et complexe

1 mai 2018 à 21:15 par Thomas

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Mohamed Salah est fâché contre la Fédération égyptienne et il a de bonnes raisons de l’être.

Mohamed Salah s’est senti trahi par sa propre fédération, celle de l’Egypte dont il va défendre les couleurs au Mondial 2018. « Malheureusement la façon dont tout cela est géré est une grosse insulte. J’espérais que ça se réglerait de façon plus classe » a confié le joueur de Liverpool, sur ses réseaux sociaux, en raison d’un différent commercial et d’image, comme il en arrive de plus en plus, sous l’effet de l’importance grandissante du sponsoring dans le foot.

Un conflit d’image entre Mohamed Salah et sa fédération en Egypte

L’Egypte a usé de l’image du phénomène du moment, en la plaquant en gros, sur la carlingue de l’avion officiel de la sélection. Sans le consulter préalablement. Ce pourrait être un honneur, pour Salah c’est un affront car ça le met en porte à faux avec l’un de ses commanditaires. Sur la carlingue de l’appareil, Salah est en efft associé à un opérateur téléphonique (WE), principal concurrent de Vodafone, que le joueur vient de rejoindre, au mois de décembre dernier. L’affaire relève d’une forme d’amateurisme de la part de la Fédération égyptienne.

Un conflit d’intérêt fréquent dans le foot, notamment de la part des équipementiers

Ce genre de conflit est banal dans le football, notamment avec les équipementiers. Même si Ronaldo est chez Nike ou Messi est lié à adidas, il arrive aux deux cracks de s’afficher sur des visuels promotionnels des maillots de leurs équipes respectives, pourtant habillées par des marques concurrentes. Cela ne se fait pas sans règles, communes à beaucoup de marques, comme de ne jamais isoler un joueur sur un support de communication. Sur l’avion égyptien, Mo Salah est esseulé dans son coin, loin du reste du groupe, à l’arrière du fuselage. Sans connaître les détails derrière les contrats, c’est déjà une grossière erreur de communication.

Mohamed Salah prend tout le monde de vitesse. Pas seulement les défenses !

Aujourd’hui, les annonceurs les plus influents ont tous des règles relatives au sponsoring d’équipe, quand ils soutiennent des athlètes individuels. L’Egypte ne semble pas les avoir prises en considération, en ce qui concerne le feu follet de Liverpool. Peut-être parce qu’il n’y avait jamais eu avant Salah, de joueur aussi soudainement exposé sur la planète, vers qui les marques cherchent à se tourner. Le footballeur africain de l’année est peut-être un futur Ballon d’or en puissance.


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